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Risques musculo-squelettiques

Source : ANACT
Date de mise à jour: 25 septembre 2012

Prévenir les troubles musculosquelettiques

Avec près de 20 000 cas reconnus en 2000, les TMS constituent la première cause de maladies professionnelles en France comme dans la plupart des pays européens et progressent dans beaucoup d’entreprises (+ 20% par an). Syndromes du canal carpien ou encore tendinites, les TMS affectent principalement les muscles, les tendons, et les nerfs des membres supérieurs et inférieurs au niveau du poignet, des épaules, du coude ou des genoux. Ces affections se manifestent par des douleurs et une gêne dans les mouvements pouvant entraîner un handicap sérieux dans la vie professionnelle et dans la vie privée.

Les TMS résultent d’un déséquilibre entre les capacités fonctionnelles des personnes et les sollicitations qui apparaissent dans un contexte de travail notamment, sans possibilité de récupération suffisante. Et il apparaît que les travaux exigeant des gestes répétés sous forte contrainte de temps restent très répandus, voire se développent dans de nouveaux secteurs d’activité. Si le coût humain est important (souffrance, risques d’inaptitude professionnelle, atteinte à l’image de soi, dégradation de la vie privée), le coût économique est aussi élevé pour l’entreprise.

Les connaissances scientifiques sur les facteurs de risque et sur le rôle déterminant du travail dans le développement des pathologies sont aujourd’hui bien établies et partagées par tous les préventeurs. Pour être efficace, l’entreprise doit construire son projet de prévention sur les principes suivants :

  • Une approche globale du "geste" : celui-ci ne se réduit pas aux seuls mouvements musculaires mais est aussi l’expression de la personne au travail qu’il convient de prendre en compte dans sa globalité. Outre les aménagements nécessaires des situations de travail pour réduire les contraintes physiques, la prévention devra ainsi viser à une meilleure reconnaissance du travail et des compétences mises en oeuvre dans le geste
  • Une mise en lien entre les pathologies et l’organisation du travail : la prévention devra viser à redonner des possibilités de régulation aux salariés leur permettant d’assurer la production tout en préservant leur santé.

La démarche suppose la participation des salariés qui doivent être impliqués à toutes les étapes du processus d’analyse des problèmes et de recherche des solutions.

Le réseau ANACT, en complément d’autres institutions de prévention (Médecine du travail, CRAM, MSA, OPPBTP...) et de consultants spécialisés en santé au travail, accompagne les acteurs de l’entreprise dans leur démarche de prévention. Par un appui à la construction d’un état des lieux, à l’identification des facteurs de risques et à la conduite d’un projet de prévention, il les aide à dégager et mettre en place des moyens de prévention prenant bien en compte la globalité des questions de santé et de performance. La construction d’une démarche paritaire incluant la direction, les salariés et leurs représentants est essentielle, tout comme l’acquisition et le développement de compétences en interne permettant de garder des capacités de veille et d’action dans le temps.