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Le chauffage et la climatisation

Source : Chambre de commerce et d'industrie de Paris - inforeg - environnement
Date de mise à jour: 12 septembre 2006

Dans le tertiaire, le chauffage, la climatisation et la ventilation représentent entre 50 % et 80 % de la facture d’électricité de l’entreprise.

La climatisation, qui se développe rapidement depuis la canicule de 2003, est un équipement particulièrement consommateur en énergie (environ 1 kWh pour le plus petit des climatiseurs sur roulettes). En 2002, les climatiseurs ont consommé 12,1 térawattheures (tWh), dont 84 % pour les bureaux. Selon l'ADEME, la consommation pourrait atteindre 16,6 tWh, en 2012, soit une augmentation de 37,7 %.

L’impact sur l’effet de serre de la climatisation n’est pas seulement dû aux consommations d’énergie qu’elle induit mais provient également des fluides frigorigènes émis à l‘atmosphère. Ces fluides (CFC, HCFC et HFC ) ont un pouvoir de réchauffement global 1300 fois plus élevé que le CO2. Les fluides frigorigènes sont ainsi responsables en France de 5,8 % des émissions de gaz à effet de serre.

Mal entretenues, les tours aéroréfrigérantes peuvent également être source de légionellose.

Or, il existe de nombreuses alternatives à la climatisation pour rafraîchir efficacement des locaux et, d’une façon générale, en hiver, comme en été, une utilisation rationnelle de l’énergie permet, à confort égal, de faire d’importantes économies.

Comment faire des économies d’énergie en matière de chauffage et de climatisation ?

Etape 1 : Appliquer les bonnes pratiques

Le premier gisement d’économies d’énergie réside dans le comportement éco-citoyen de toutes les personnes présentes sur le site de l’entreprise : personnel, clients, sous-traitants, etc. Ils doivent prendre conscience de l’incidence de leur comportement sur la consommation d’énergie et de l’importance de leur attitude dans la maîtrise de ces consommations.

De nombreuses recommandations formulées aux particuliers en matière de chauffage sont transposables aux entreprises, en particulier les PME ou les TPE. Consultez le guide "La climatisation ça chauffe !" de l'Agence Régionale de l'environnement de Haute Normandie (www.arehn.asso.fr).

Se couvrir en fonction du temps

Maintenir portes et fenêtres fermées lorsque le chauffage ou la climatisation fonctionne

En hiver

  • Eviter de surchauffer.
  • Eteindre la climatisation et réduire au minimum le chauffage lors des périodes d’absence du personnel.
  • Moduler le chauffage en fonction des locaux (chaque degré au delà de 19°C entraine une augmentation de la facture de 8 à 12 % . Il est conseillé de maintenir les bureaux à 19°C, les ateliers et les couloirs à 16°C et les réserves et les archives à 10-12°C).
  • Conserver la chaleur (aérer les locaux pendant quelques instants chauffage coupé, fermer les volets et tirer les rideaux durant la nuit afin de diminuer les pertes thermiques au niveau des ouvertures).
  • Faire régulièrement dépoussiérer les convecteurs afin qu’ils soient plus performants.
  • Eviter de mettre du mobilier devant les radiateurs afin de ne pas limiter leur rayonnement.

En été

  • Lutter contre la chaleur excessive (fermer les fenêtres et baisser les stores aux heures chaudes, ouvrir les fenêtres tôt le matin et, si possible, la nuit pour faire circuler l'air).
  • Humidifier l’air en plaçant des points d’eau à proximité des ventilateurs de façon à provoquer une évaporation naturelle (quand l'eau passe de l'état liquide à la vapeur, elle absorbe de la chaleur). Les plantes vertes dans les locaux contribuent aussi au rafraîchissement de l’air intérieur.
  • Eviter d'utiliser des sources de chaleur, telles que les halogènes.

Généralement, une différence de 5° C avec la chaleur extérieure suffit au confort des salariés et des clients. D’ailleurs, une trop grande différence entre la température intérieure et extérieure comporte des risques pour la santé.

Etape 2 : Optimiser l’utilisation des équipements

Selon une étude de l'ADEME, lors d'un été "normal", rafraîchir une surface de 45 m2 avec un climatiseur consomme 2000 kWh pour trois mois (sans utiliser de climatiseur, la consommation annuelle d’électricité pour une telle surface est de 3 500 kWh) et augmente la facture de 20 à 25 %.

Faire installer un thermostat avec une horloge programmable afin de déclencher chauffage et climatisation au bon moment :

  • Veiller à ce que le système s’arrête ou fonctionne au ralenti pendant les périodes de fermeture de l’entreprise et prévoir leur redémarrage avant l’arrivée des salariés. Pour assurer une remontée rapide en température, pour les absences courtes diminuer de 3 à 4 degrés en-dessous de la température de confort et, en cas d’absence prolongée, régler le thermostat sur "hors-gel".
  • Opter pour la régulation afin de moduler la température en fonction des locaux.
  • Entretien et contrôle des équipements - Entretenir et faire contrôler régulièrement les équipements afin de les conserver dans un état de marche optimal et d’éviter tout risque sanitaire.
  • Contrôler régulièrement et réparer, les cas échéant, les fuites de fluides frigorigènes qui sont une cause de la baisse de performances de l’installation. C’est d’ailleurs une obligation réglementaire pour les installations utilisant des fluides halogénés. En effet le décret de 1992 modifié impose une vérification annuelle de l’étanchéité, interdit l’évaporation de ces fluides dans l’atmosphère et impose leur récupération en cas de vidange.

Décret n° 92-1271 du 7 décembre 1992 modifié relatif à certains fluides frigorigènes utilisés dans les équipements frigorifiques et climatiques.

Attention ! il est prévu que les chaudières et les systèmes de climatisation dont la puissance excède un seuil qui sera fixé par un décret à paraître fassent l’objet d’inspections régulières. Dans le cadre de ces inspections, des conseils d’optimisation de l’installation pourront être dispensés aux propriétaires ou aux gestionnaires.
Loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique, JO du 14 Juillet 2005.

Etape 3 : Bien choisir son équipement

Afin de limiter les consommations d’énergie liées à l’utilisation du chauffage et de la climatisation, les aspects thermiques doivent être intégrés dès la conception des bâtiments.

Une bonne isolation (murs, plafonds, double vitrage) contribue à conserver la chaleur en hiver et la fraîcheur en été et permet d’éviter de "sur-utiliser" chauffage ou climatisation.

En été, la végétalisation des murs et des abords immédiats des locaux de l’entreprise diminue l’intensité du rayonnement solaire (la différence de température entre un mur végétalisé et un mur nu peut atteindre 15°C). L’ombrage des arbres permet de réduire la pénétration du soleil.

Afin de retarder le recours à la climatisation et de limiter ensuite son utilisation, prévoir : des auvents, des volets, des stores à l'extérieur ou, ce qui est encore préférable, à l'intérieur. Des films solaires collés sur les vitrages réduisent aussi fortement la pénétration des rayons du soleil.

Penser à équiper les différents locaux de l’entreprise de ventilateurs, nettement moins consommateurs d’énergie que la climatisation. Les appareils de rafraîchissement par évaporation sont également très efficaces.

Intégrer l’aspect économies d’énergie dès le départ dans le choix des équipements de chauffage et, si c’est vraiment nécessaire, de climatisation ou au moment de leur renouvellement.

Préférer les climatiseurs fixes plutôt que portatifs : le réglage de la température est plus précis.

Envisager, lorsque c’est possible, le recours aux énergies renouvelables : chauffage au bois, panneaux solaires, géothermie.

Le climatiseur solaire : utilise de l'énergie solaire et de l'eau salée comme fluide frigorigène (non nocif pour l'effet de serre). C’est un équipement encore cher mais qui consomme 20 fois moins d’électricité qu’un climatiseur traditionnel.